Interview de Thierry Gadou (suite)
09/10/2007 à 12:51:25
Interview Thierry Gadou (suite) Qu’est-ce qui a provoqué ton retour à Pau ? Avais-tu toujours dit que tu finirais ta...
 
 

Interview

Thierry Gadou (suite) 

 Qu’est-ce qui a provoqué ton retour à Pau ?
Avais-tu toujours dit que tu finirais ta carrière ici ?

Du tout, c’est un concours de circonstances, 48 heures auparavant j’ai une offre de l’Asvel ferme, je savais que Pau cherchait des intérieurs et je me suis rapproché de Didier et lui ai dit qu’avant de signer à l’ASVEL, je préférais l’avertir. A lui de voir s’il en parlait ou non au président. Il avait un groupe très bizarrement constitué, assez difficile.
Par contre quand j’ai pris la décision de revenir à Pau je savais que ça serait mon dernier club. J’avais 35/36 ans, j’avais fait le tour de tout ce que je voulais. Pour moi c’était l’aboutissement, c’était quelque chose de fabuleux de revenir, d’être coaché par mon frère, de retrouver ces sensations là, de retrouver un peu ma famille, j’ai vécu 2 années extraordinaires, j’ai pris du plaisir à être là

Qu’est-ce qui a motivé ton arrêt ?

Quand j’ai arrêté j’avais 37 ans. Le plus dur c’étaient les entraînements, pas les matchs car je suis un compétiteur, ce sont les efforts qu’on doit fournir toute la semaine et à un moment donné j’ai mon dos qui m’a vraiment fait souffrir, je me suis dit que c’était pas la peine. A un moment donné il faut savoir tourner la page et j’étais fier d’être arrivé à l’âge que j’avais. Il arrive un jour où le corps met des limites. Le moindre effort que je faisais je savais que j’allais avoir mal et je ne pouvais pas donner le meilleur de moi-même.

 



Vous prépare-t-on à l’après carrière sportive ?

Non du tout. *On se retrouve lâché du jour au lendemain. C’est au joueur d’avoir son propre bagage, et de préparer sa reconversion. Un joueur est professionnel à 100% et si il n’a pas anticipé sa reconversion, c’est plus difficile pour lui.
J’ai eu la chance de part mon nom et ma carrière je possédais un bon relationnel et surtout j’avais des amis qui étaient aussi intéressés, on avait parlé depuis un petit moment d’un projet qu’on avait ensemble, j’avais tout programmé depuis un petit moment, je savais ce que je voulais faire, sinon personne ne nous aide au niveau de la reconversion. Il est très important pour un joueur professionnel d’y penser à l’avance afin de continuer à avancer le jour où tout s’arrête. Tu es tellement porté à la gloire par certains. Tu es en représentativité totale pour ton club, pour ta région et du jour au lendemain tout ça s’arrête. Tu as l’impression de n’être plus rien et c’est là où à un moment donné il faut cogiter et trouver une autre activité, un autre objectif pour continuer à avancer.

Trouves-tu que le basket soit suffisamment médiatisé dans en France, et dans la Région en particulier, par rapport à l’Espagne et l’Italie ?

Bien qu’il y ait des progrès de faits, notamment par Sport+, mon rêve serait de voir des matchs sur la télévision publique. Tant que le basket français n’aura pas une ligue professionnelle, on ne pourra pas avancer, ça c’est le problème des hautes instances du basket français. C’est sûr que comparé au basket espagnol, où là, tout est mis en œuvre de la part des joueurs, de la part des dirigeants, des sponsors, du public, tout est fait pour que le basket soit porteur

Quand tu étais loin de Pau suivais-tu de le basket régional ?

Oui, parce que j’avais des copains qui jouaient dans des clubs des Landes, mais aussi dans des clubs comme Malaussanne, dans d’autres équipes Nationales, ou même en Aquitaine, ça me permettait de rester au courant, il m’arrivait de lire la presse régionale de temps en temps, j’arrivait à suivre ça de loin.

Quel sport pratiques-tu aujourd’hui ?

J’ai souvent parlé de me remettre au sport mais pour l’instant je n’ai pas repris. C’est peut-être le contrecoup, je suis un peu arrivé à saturation, surtout par rapport aux blessures que j’ai eu en fin de ma dernière saison. Pour l’instant je préfère marquer un break mais je sais que je repartirai.

Comptes-tu un jour rejouer au basket (en amateur) ?

On m’a fait déjà plusieurs propositions. Il est possible que la saison prochaine je m’entraîne avec une équipe mais reprendre une licence pour refaire de la compèt, non je n’y pense pas. Ce qui me gêne le plus se sont les déplacements. Par contre, m’entraîner, donner des conseils, former des cadres, ça, ça m’intéresse vraiment, et j’y prends du plaisir.

Tu t’es rapproché d’un club en particuliers ?

Oui je suis proche du Luy de Béarn, mon fils y est licencié et j’aime beaucoup l’état d’esprit de ce club, il y a de très bons éducateurs,

Suis tu les grandes compétitions sportives à la télé ?

Oui, je suis sportif dans l’âme, j’aime beaucoup ça, surtout les J.O.

Quelles étaient tes relations avec le corps arbitral en général ?

J’étais un gagnant, en tant que compétiteur j’avais une certaine agressivité, j’avais besoin de beaucoup communiquer, certains arbitres avaient du mal à communiquer, c’est ce que je regrette un peu dans le basket moderne et surtout dans l’arbitrage professionnel. Certains y arrivent, et je trouve que c’est une marque de respect vis-à-vis du joueur. D’autres, interdisent le relationnel entre joueurs et arbitres et je trouve que c’est néfaste pour la qualité du jeu. Même si dans l’action je m’emportais un peu, j’avais beauco
up de respect par rapport à l’arbitre.

Que penses-tu de la nette progression du basket féminin dans la Région ?

Personnellement, j’en suis content. Que ce soit des fille ou des garçons quand on peut avoir des clubs d’élites dans la région, ça montre un dynamisme de la vie sportive du département. Je préfère que les gens viennent voir du basket qu’il soit féminin ou masculin, ça développe tout ce que le côté sportif. Pour moi, c’est très positif.

As-tu eu l’impression au cours de ta carrière d’être un assisté ?

Oui, on est vraiment assisté et les gros soucis commencent lorsque l’on rentre dans la vie normale, si tu ne t’es pas forgé mentalement une personnalité. Pour ça ce qui compte le plus c’est la famille et les vrais amis qui sont là pour te recadrer. J’ai toujours su sur qui compter et ces gens là sont toujours présents et c’est rassurant.

As-tu des regrets sur ta carrière ?

Du tout, je suis fier d’avoir fait ce que j’ai fait, j’ai eu la chance d’avoir tout ce que je voulais .J’estime que j’ai été comblé. J’ai été 4 fois champion de France, j’ai gagné 3 semaines des as, j’ai été vice champion olympique, j’ai fait une finale de la kopa del rey avec le Tau, J’estime vraiment être privilégié d’avoir vécu tout ça

Interview express.... Avec possibilité de donner des explications et d’utiliser un joker...

Joueuse préférée
Nathalie Etienne (à l’époque où elle jouait à Mirande).

Joueur préféré
Antoine Rigaudeau.

Un(e) jeune
Boris Diaw.

Coach préféré
Ça serait plutôt la combinaison de plusieurs que j’ai connu : Gomez, Ivanovic, Crespi, Claude Bergeaud et Fred Sarre se sont les entraîneurs qui ont énormément compté pour moi.

Une salle préférée
La salle de Sydney.

Dunk ou 3 points
Jusqu’à 25 ans c’était dunk et encore difficilement , 3 points les dernières années.

1 dirigeant
Seillant, pour moi c’est lui qui a été un peu le révélateur de ma personnalité et de mon cursus basket .

1 public
Celui de l’Elan dans les années 90, j’ai eu la chance d’avoir les premières années, la salle comble à chaque match, on jouait devant plus de 8 000 personnes à chaque fois, ça fait partie des moments que je n’oublierai jamais, c’était merveilleux.

1 film
Les affranchis de Scorsese.

1 livre
Le souffle des dieux de Bernard Werber.

Une musique
En ce moment Moby, Mika…

Ton meilleur souvenir
Sydney.

Le moins agréable
Les soirs de défaites, de titres perdus, quand tu n’as pas atteint ton objectif.

Basket Européen ou NBA
Européen, c’est un basket plus collectif.

 
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